A la recherche de son ikigaï pour éviter le brown-out !

Après, le burn-out (lié à la charge de travail), le bore-out (lié à l’ennuie au travail), voici venu le concept du brown-out.

Selon le Dr François Baumann dans son livre « Le brown-out : quand le travail n’a plus aucun sens », il serait directement issu du burn-out, à la distinction près que le brown-out serait spécifiquement lié à « une perte de sens de ses objectifs de travail et à l’incompréhension complète de son rôle dans la structure de l’entreprise ». Même si dans le cas d’un brown-out, le salarié reste fonctionnel, les conséquences sont les mêmes et peuvent aller jusqu’à la dépression.

Vous avez dit « perte de sens » ? Mais sommes-nous, nous-même, conscients de ce qui est important pour nous ? De ce qui fait que nous nous levons le matin ? De ce qui donne un sens à notre quotidien ?

Et si nous ne le savons pas, comment détecter et prévenir une perte de sens ?

Prendre conscience de nous, de ce qui nous motive, ne serait-ce pas un premier pas pour être capable d’anticiper le brown-out ? Combattons la perte de sens !

Alors, tous à nos ikigaï ! Mais qu’est-ce que l’ikigaï ?

Tout droit venue d’Okinawa, cette philosophie japonaise, née au 14ème siècle, serait à l’origine de la joie de vivre, de la santé et de la longévité des habitants de cet archipel. Trouver notre ikigaï, c’est connaître notre « raison d’être » et donc finalement la réponse à cette fameuse question : pourquoi nous nous levons le matin ?

La bonne nouvelle, c’est que nous possédons tous un ikigaï !

Comme l’adage le dit « mieux vaut prévenir que guérir », ainsi avoir connaissance et conscience de notre ikigaï c’est être dans une posture positive et active dans notre vie et c’est aussi la garantie d’être capables d’identifier les premiers symptômes d’une perte de sens.

Pour trouver notre ikigaï, il est nécessaire dans un premier temps de déterminer :

  • Ce que nous aimons faire
  • Ce que nous savons faire
  • Ce pour quoi nous sommes / pourrions être payé.e.s
  • Ce dont le monde a besoin selon nous

La croisée de ces 4 dimensions nous aide à déterminer : notre profession, nos passions, notre mission, notre vocation.

Notre ikigaï, c’est-à-dire notre équilibre personnel, serait donc à la croisée de toutes ces dimensions. En schéma cela donne :

Schéma ikigaï

Cela peut paraitre simple, mais attention, il s’agit ici de se poser les bonnes questions, de faire un arrêt sur image pour répondre à titre personnel à toutes ces interrogations. Il n’y a pas de mauvais ikigaï, il y a autant d’ikigaï que de personnes !

Finalement notre ikigaï nous renvoie à nous-même et à notre idéal de vie : à nos valeurs, nos talents, nos ressources ; et la manière dont nous les utilisons dans nos actions. Partir à leur recherche c’est déjà accepter de faire une pause dans notre rythme effréné, réactiver ce qui nous fait vivre, et… prévenir le brown-out !

Le coaching peut notamment aider à le trouver.

Pour aller plus loin :

« Trouver son ikigaï. Vivre de ce qui nous passionne », Christie Vanbreemersch

« Le livre de l’ikigaï », Bettina Lemke

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