Mettons du soft dans nos profils LinkedIn !

Soft skills : Never Stop Learning

Les soft skills ont toujours existé, mais les hard skills ou compétences techniques étaient les principales compétences recherchées dans un profil, aujourd’hui, le savoir-être devient essentiel dans le milieu professionnel et ce, à plusieurs titres.

1. Les compétences techniques évoluent très vite

60 % des métiers qu’occuperont les individus en 2030 n’existent pas aujourd’hui(1). Ce chiffre illustre la mutation que le monde du travail est en train et va vivre dans les prochaines décennies. Une compétence technique acquise devient plus vite périssable, le collaborateur doit être en perpétuel apprentissage pour suivre l’évolution des nouvelles technologies et des marchés.

Dans ce cadre, la capacité d’adaptation et de remise en question est indispensable pour rester « dans le coup » => soft skills !

2. Les nouvelles technologies balaient les compétences techniques

Ne nous voilons pas la face, sur les compétences techniques, les nouvelles technologies, l’intelligence artificielle peuvent déjà remplacer l’homme ! Qui ne s’est pas fait piquer une partie de son job par une machine ou un logiciel et n’a pas dû se réinventer, évoluer ?

Suivre l’évolution, réinventer son métier, valoriser une nouvelle expertise fait donc appel à la créativité => soft skills !

3. Les individus sont interchangeables sur les compétences techniques

10 personnes qui suivent la même formation, à expérience équivalente, peuvent se targuer des mêmes compétences techniques, elles seront normalement capables de délivrer le même résultat par rapport à une demande. Nous pourrions donc dire qu’une personne peut en remplacer une autre, d’ailleurs on entend souvent « personne n’est irremplaçable ! ».

Mais chaque individu est unique, ce qui fait donc la différence est non seulement la personnalité mais aussi la capacité à transmettre et à faire adhérer à ses idées, à convaincre, bref encore ici des compétences de savoir-être => soft skills !

 

Il est également important de souligner qu’alors que nos compétences techniques peuvent nous être subtilisées par des machines ou des logiciels, nos soft skills resteront notre propriété (dans les deux sens du terme). La différence entre les deux se résume dans un mot : l’émotion !

Les soft skills viennent donc non seulement en support des compétences techniques pour que ces dernières soient les plus puissantes possibles mais elles deviennent surtout un plus compte tenu du contexte. Et à en croire « The future of job report »(2) les 10 compétences clés de 2020 seront des soft skills :

Les 10 compétences clés de 2020 sont des soft skills

Dans ces résultats, nous constatons une remontée de la créativité dans le top 3 et l’arrivée de la flexibilité mentale dans le top 10 par rapport aux compétences clés de 2015.

Nous observons également que quelques universités et grandes écoles ont intégré des ateliers obligatoires de connaissance de soi dans leurs programmes.

Nous parlons aujourd’hui de transférabilité des compétences, de management des talents…, nous rentrons ainsi dans une aire où les individus sont choisis plus par leur savoir-être et leur capacité d’adaptation dans des environnements complexes et changeants que par leurs compétences techniques.

Ainsi, se connaître, se raconter, mais aussi comprendre les autres deviennent de réels enjeux pour les individus dans la sphère professionnelle. Sommes-nous en train de passer de l’aire du « que fais-tu ? » à l’aire du « qui es-tu ? » pour être « employable » ?

Dans ce contexte, l’approche d’accompagnement en coaching prend tout son sens pour tous ceux qui souhaitent développer leurs soft skills !

 

(1) Étude du cabinet américain Wagepoint, 2015 – (2) The future of job report – World Economic Forum

 

A la recherche de son ikigaï pour éviter le brown-out !

Après, le burn-out (lié à la charge de travail), le bore-out (lié à l’ennuie au travail), voici venu le concept du brown-out.

Selon le Dr François Baumann dans son livre « Le brown-out : quand le travail n’a plus aucun sens », il serait directement issu du burn-out, à la distinction près que le brown-out serait spécifiquement lié à « une perte de sens de ses objectifs de travail et à l’incompréhension complète de son rôle dans la structure de l’entreprise ». Même si dans le cas d’un brown-out, le salarié reste fonctionnel, les conséquences sont les mêmes et peuvent aller jusqu’à la dépression.

Vous avez dit « perte de sens » ? Mais sommes-nous, nous-même, conscients de ce qui est important pour nous ? De ce qui fait que nous nous levons le matin ? De ce qui donne un sens à notre quotidien ?

Et si nous ne le savons pas, comment détecter et prévenir une perte de sens ?

Prendre conscience de nous, de ce qui nous motive, ne serait-ce pas un premier pas pour être capable d’anticiper le brown-out ? Combattons la perte de sens !

Alors, tous à nos ikigaï ! Mais qu’est-ce que l’ikigaï ?

Tout droit venue d’Okinawa, cette philosophie japonaise, née au 14ème siècle, serait à l’origine de la joie de vivre, de la santé et de la longévité des habitants de cet archipel. Trouver notre ikigaï, c’est connaître notre « raison d’être » et donc finalement la réponse à cette fameuse question : pourquoi nous nous levons le matin ?

La bonne nouvelle, c’est que nous possédons tous un ikigaï !

Comme l’adage le dit « mieux vaut prévenir que guérir », ainsi avoir connaissance et conscience de notre ikigaï c’est être dans une posture positive et active dans notre vie et c’est aussi la garantie d’être capables d’identifier les premiers symptômes d’une perte de sens.

Pour trouver notre ikigaï, il est nécessaire dans un premier temps de déterminer :

  • Ce que nous aimons faire
  • Ce que nous savons faire
  • Ce pour quoi nous sommes / pourrions être payé.e.s
  • Ce dont le monde a besoin selon nous

La croisée de ces 4 dimensions nous aide à déterminer : notre profession, nos passions, notre mission, notre vocation.

Notre ikigaï, c’est-à-dire notre équilibre personnel, serait donc à la croisée de toutes ces dimensions. En schéma cela donne :

Schéma ikigaï

Cela peut paraitre simple, mais attention, il s’agit ici de se poser les bonnes questions, de faire un arrêt sur image pour répondre à titre personnel à toutes ces interrogations. Il n’y a pas de mauvais ikigaï, il y a autant d’ikigaï que de personnes !

Finalement notre ikigaï nous renvoie à nous-même et à notre idéal de vie : à nos valeurs, nos talents, nos ressources ; et la manière dont nous les utilisons dans nos actions. Partir à leur recherche c’est déjà accepter de faire une pause dans notre rythme effréné, réactiver ce qui nous fait vivre, et… prévenir le brown-out !

Le coaching peut notamment aider à le trouver.

Pour aller plus loin :

« Trouver son ikigaï. Vivre de ce qui nous passionne », Christie Vanbreemersch

« Le livre de l’ikigaï », Bettina Lemke